Adapter ses interventions aux besoins et aux caractéristiques des élèves présentant des difficultés d’apprentissage, d’adaptation ou un handicap.
Durant ma formation au baccalauréat, j’ai eu la chance d’avoir des cours traitant uniquement l’intégration des élèves présentant des troubles quelconques. Je pense qu’il est primordial d’être bien outillé pour travailler avec cette classe d’élèves vu leurs besoins spécifiques. D’ailleurs, un point culminant dans ce travail est le partenariat avec les intervenants qualifiés. De la TES à l’orthopédagogue en passant par la psycho-éducatrice, chaque personne devient une ressource importante pour l’enfant. Il faut penser que nos efforts porteront fruit pour l’enfant et non pour nous. De fait, vaut mieux partager nos observations et nos idées avec nos collègues plutôt que d’essayer de changer le monde, la porte fermée!
Dans le livre de Mariette Gervais, Ces enfants trop chambardés dans le cœur, on présente des façons d’adapter ses interventions, mais surtout comment aimer ces enfants. Avant le portable spécial ou le bureau ergonomique, ces enfants ont besoin d’affection et d’attention, comme tous les autres! Plusieurs colloques pertinents le démontrent bien. C’est toujours unanime : il est possible d’intégrer ces élèves si et seulement si l’enseignant y met du cœur.
Dans mon cas, lors de mon troisième stage, j’avais une classe assez hétérogène : un trouble de comportement, cinq dyslexiques, un sourd, plusieurs qui suivaient un psychologue, etc. Pourtant, je les regardais avec les mêmes yeux que les autres. J’adaptais mes interventions, mais surtout mes exigences envers ceux-ci. Comme le climat de la classe était harmonieux face à ces différences, je n’ai jamais eu à intervenir. Je pense qu’on ne voit plus la différence lorsqu’on l’accepte vraiment.