29 novembre 2009

Bilan de stage

Suite à mon tout premier stage en enseignement au primaire, je peux dire que j’ai énormément appris et que je suis plus optimiste face à mon avenir. En arrivant dans l’univers concret de l’enseignement, mes attentes, mes désirs et mes peurs se sont tous mêlés! C’est très déstabilisant que d’arriver dans un milieu de profession dans lequel nous pensons avoir des acquis. Je m’explique : si j’avais étudié en droit, il est évident que j’aurais eu des attentes quelconques face au métier, mais elles n’auraient pas été fondées, car je n’ai jamais eu à faire avec un avocat ou autre circonstance de la sorte. Par contre, comme j’ai fait mon primaire, je croyais avoir une certaine base de perception, de vécu… ce qui s’est avéré complètement faux.

J’ai énormément à raconter, mais je vais me limiter aux points les plus pertinents à mes yeux. La première fois que je me suis placée seule à l’avant de la classe, j’avais le goût de figer! Qui aurait pensé que de jeunes enfants pouvaient être si intimidants? (…) Heureusement, après quelques temps, j’ai pris confiance. En somme, je me suis rendu compte que je sous-estimais le potentiel des enfants. Je ne voulais rien savoir du premier cycle, car je croyais que c’était des enfants manquant de maturité. Je ne sais pas si c’est le fait que Gentilly soit une excellente école, mais j’ai bien vu que ces enfants pouvaient être intéressés, mais surtout intéressants. Ils ont une certaine naïveté qui leur permet d’avoir une créativité hors du commun. Il ne faut jamais les prendre pour acquis ; ils savent très bien ce qu’ils veulent et il faut s’ouvrir à leurs propositions.

Pour ce qui est de l’enseignement en soi, je ne pensais pas que c’était si amusant que d’être celle en avant qui fait de son mieux pour faire apprendre des notions académiques, mais aussi des notions de la vie. J’ai remarqué à quel point une enseignante avait une influence importante pour un enfant. Lorsque j’enseigne, je dois faire preuve d’autorité, mais en même temps, je pouvais parfois me permettre de faire le bouffon, car il ne faut surtout pas avoir peur du ridicule en enseignement. C’est un plaisir sacré dans ce métier.

Un point où j’ai été le plus surprise dans mon premier stage est dans l’organisation. Je ne pensais pas que c’était si exigeant, car en somme, je n’avais jamais de pause. La planification des activités selon les compétences, l’organisation de la classe, l’e-mail aux parents, les photocopies, bref tous les petits détails qui peuvent paraître banals sont si importants. (…)

Enfin, en ce qui a trait à mes découvertes globales dans le milieu, je dois dire que j’ai fortement apprécié l’équipe-école. En aire ouverte, les enseignantes du même niveau doivent nécessairement communiquer, car leurs bureaux forment un îlot central, ce qui facilite grandement la correction et les échanges. De plus, même au niveau de l’école les relations sont vraiment agréables. La dynamique est fort intéressante et le personnel veut vraiment amener du nouveau et toujours pousser plus loin.

Bref, suite à toutes ces belles observations, je me suis rendu compte que j’étais bel et bien à ma place. Effectivement, la profession exige énormément d’organisation, de patience, de diplomatie et autres, mais les exigences du métier ne sont pas, à mon avis, péjoratives. Je vois plutôt cela comme étant des défis quotidiens à surmonter et à ajuster pour chaque élève, car chacun est unique. (…)

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