9 avril 2012

Artéfact de la compétence 13

Voici un article fort intéressant qui traite de la formation des maîtres pour ce qui est de la pluriethnicité.

On aborde de long en large le paradoxe que vivent les enseignants face aux changements continuels dans la société et qui doivent malgré tout être abordés dans leur pratique enseignante. Est-ce un coup d'envoie pour une nouvelle réforme? À voir...



http://www.erudit.org.proxy.bibliotheques.uqam.ca:2048/revue/rse/2007/v33/n1/016187ar.pdf

Compétence 13

S'approprier la réalité pluriethnique de la société québécoise et de l'école montréalaise, se sentir réellement concerné dans ses actions pédagogiques, développer les compétences de l'éducation interculturelle.

À mes yeux, la réalité pluriethnique est comme l’éthique : non négociable. Il va de soi qu’un enseignant doit s’approprier cette réalité et se sentir concerné! Durant ma formation universitaire, j’ai eu un cours portant sur la pluriethnicité et c’était une excellente façon de nous faire découvrir les différentes cultures. Le fait de comprendre plutôt que de juger est très important pour moi. Personnellement, dans ma famille, il y a des membres qui n’ont pas la même nationalité que moi et je trouve ça très enrichissant. Dans les classes, c’est la même chose, mais en plus grand quantité! Je me considère chanceuse de pouvoir vivre ce partage culturel au quotidien avec des enfants.

D’ailleurs, comme je fais présentement mon stage dans une école internationale, plus de la moitié de mes élèves proviennent de différents pays. Contrairement à ce que plusieurs pensent, je n’ai pas vraiment à m’accommoder. Les parents sont très ouverts à notre culture et ils ont une grande compréhension. C’est pourquoi de mon côté, je fais de même en m’intéressant à leur culture sous différents angles. Je pense que le fait de laisser de la place à ces enfants en leur posant des questions en grand groupe les valorise dans leur culture maternelle. Tous les autres enfants écoutent attentivement et veulent partager à leur tour, même les Québécois! J’aime beaucoup cet aspect de plus en plus présent dans nos écoles. Évidemment, je ne vis pas la réalité montréalaise puisque j’enseigne sur la Rive-Sud, mais n’empêche que la pluriethnicité fait partie de mon enseignement.

12 mars 2012

Artéfact de la compétence 7

Qui dit intégration, dit plan d'intervention, mais aussi AQETA!
L'Association québécoise des troubles d'apprentissage est une organisation qui permet d'assurer l'égalité des chances pour les personnes présentant un trouble d'apprentissage. Celles-ci peuvent ainsi se développer et contribuer au développement de la société, au même titre que tout autre citoyen.

L'AQETA propose un congrès annuel qui touche particulièrement les professionnels en éducation et propose également des services hors pairs.


http://aqeta.qc.ca/


À voir!

Compétence 7

Adapter ses interventions aux besoins et aux caractéristiques des élèves présentant des difficultés d’apprentissage, d’adaptation ou un handicap.

Durant ma formation au baccalauréat, j’ai eu la chance d’avoir des cours traitant uniquement l’intégration des élèves présentant des troubles quelconques. Je pense qu’il est primordial d’être bien outillé pour travailler avec cette classe d’élèves vu leurs besoins spécifiques. D’ailleurs, un point culminant dans ce travail est le partenariat avec les intervenants qualifiés. De la TES à l’orthopédagogue en passant par la psycho-éducatrice, chaque personne devient une ressource importante pour l’enfant. Il faut penser que nos efforts porteront fruit pour l’enfant et non pour nous. De fait, vaut mieux partager nos observations et nos idées avec nos collègues plutôt que d’essayer de changer le monde, la porte fermée!

Dans le livre de Mariette Gervais, Ces enfants trop chambardés dans le cœur, on présente des façons d’adapter ses interventions, mais surtout comment aimer ces enfants. Avant le portable spécial ou le bureau ergonomique, ces enfants ont besoin d’affection et d’attention, comme tous les autres! Plusieurs colloques pertinents le démontrent bien. C’est toujours unanime : il est possible d’intégrer ces élèves si et seulement si l’enseignant y met du cœur.

Dans mon cas, lors de mon troisième stage, j’avais une classe assez hétérogène : un trouble de comportement, cinq dyslexiques, un sourd, plusieurs qui suivaient un psychologue, etc. Pourtant, je les regardais avec les mêmes yeux que les autres. J’adaptais mes interventions, mais surtout mes exigences envers ceux-ci. Comme le climat de la classe était harmonieux face à ces différences, je n’ai jamais eu à intervenir. Je pense qu’on ne voit plus la différence lorsqu’on l’accepte vraiment.